À l’occasion de la 81ème session de l’Assemblée générale des Nations Unies à New York, le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, a mis en avant la convergence croissante entre le Maroc et le Libéria. Lors d’une réunion présidée par le chef de l’État libérien, Joseph Boakai, le ministre a souligné l’engagement commun des deux nations en faveur du leadership féminin dans les secteurs de la paix et de la sécurité.

Lors de son intervention, M. Bourita a tenu à féliciter le Libéria pour les efforts déployés dans ce domaine, rendant hommage à l’expérience historique des Libériennes, particulièrement depuis la création en 2003 du mouvement « Action collective des femmes libériennes pour la paix ». Il a souligné que l’expérience libérienne démontre que la place des femmes dans la résolution des crises ne se mesure pas à leur vulnérabilité, mais à leur réelle capacité à prévenir les conflits, à agir en tant que médiatrices et à accompagner les sociétés dans la sortie de crise.

Le ministre a précisé que, sous l’impulsion de la vision royale du Roi Mohammed VI, le Maroc a ancré cette conviction dans sa pratique diplomatique et son engagement international. Pour le Royaume, il est essentiel que la participation des femmes englobe toutes les phases des processus de paix. À ce titre, le Maroc, acteur historique des opérations de maintien de la paix de l’ONU, s’est engagé à renforcer la présence des femmes marocaines au sein des forces onusiennes et à soutenir les capacités féminines en matière de médiation et de prévention des conflits.

Par ailleurs, M. Bourita a annoncé une initiative majeure : le Maroc accueillera en 2027 le sixième Congrès ministériel sur la politique étrangère féministe. Cette première sur les plans arabe et africain témoigne, selon lui, de la contribution riche que l’Afrique peut apporter à l’agenda « Femmes, Paix et Sécurité ». Dans le cadre de sa candidature comme membre non permanent au Conseil de sécurité de l’ONU pour la période 2028-2029, le Maroc entend faire de cette thématique une priorité au sein de l’organe onusien.

Enfin, le ministre a plaidé pour une réflexion collective sur les enjeux futurs de cet agenda, notamment en intégrant les défis émergents liés à la cybersécurité. Il a conclu en affirmant que le Maroc et le Libéria peuvent contribuer de manière singulière à consolider les acquis des vingt-cinq dernières années, tout en se tournant vers les impératifs des vingt-cinq années à venir.