Rentrée universitaire 2026-2027 : Une nouvelle dynamique pour la carte universitaire de l’Université Cadi Ayyad

Dans un entretien accordé à l’Agence Marocaine de Presse (MAP), le président de l’Université Cadi Ayyad (UCA), M. Boukadir, a souligné que l’un des changements majeurs de cette rentrée universitaire est le renforcement du réseau de l’université, qui compte désormais 21 établissements. Cette répartition comprend dix établissements à Marrakech, sept à Safi, trois à El Kelaâ des Sraghna et un à Essaouira, reflétant une volonté affirmée de consolider la présence territoriale de l’université et de rapprocher les formations des étudiants, en phase avec les besoins de la région Marrakech-Safi et les aspirations de sa jeunesse.

Le président a précisé que cette rentrée marque également la réorganisation de la Faculté des Sciences Juridiques, Économiques et Sociales de Marrakech et d’El Kelaâ des Sraghna en deux entités distinctes : la Faculté des Sciences Juridiques et Politiques, et la Faculté d’Économie et de Gestion. Cette transformation vise à favoriser la spécialisation, la complémentarité des domaines de savoir et le développement d’une offre pédagogique et scientifique plus adaptée aux spécificités de chaque discipline.

Cette dynamique englobe aussi la restructuration de la Faculté polydisciplinaire de Safi, désormais éclatée en cinq établissements : la Faculté des Sciences Appliquées, la Faculté des Sciences Humaines et Sociales, la Faculté des Langues, Lettres et Arts, la Faculté d’Économie et de Gestion, ainsi que la Faculté des Sciences Juridiques et Politiques.

Parallèlement à ces mutations, M. Boukadir a insisté sur l’importance du développement des pratiques pédagogiques, en tirant parti du numérique et de l’intelligence artificielle. L’accent est mis sur l’étudiant, en plaçant le développement de ses compétences et son autonomie au cœur du processus éducatif, tout en soutenant la recherche scientifique, l’innovation et l’ancrage dans l’environnement socio-économique.

Sur le plan pédagogique, l’université fait passer son offre de formation de 300 à 350 programmes cette année. La réussite de ce projet, selon le président, dépend d’un suivi régulier, d’une réactivité face aux difficultés de terrain et de l’implication des professeurs-chercheurs ainsi que des cadres administratifs et techniques, afin de garantir une stabilité pédagogique tout au long de l’année.

Évoquant le rayonnement national et international de l’Université Cadi Ayyad, M. Boukadir a souligné que si les classements internationaux offrent des indicateurs de positionnement, la consolidation de ce rang dépend essentiellement de la qualité de la formation et de la recherche, ainsi que de la capacité de l’université à avoir un impact tangible sur son environnement.

Il a exposé la stratégie de l’établissement, axée sur l’excellence dans la recherche scientifique, le soutien aux laboratoires et aux jeunes chercheurs, et l’encouragement aux projets interdisciplinaires. L’objectif est de répondre aux défis du développement tout en améliorant l’adéquation des diplômés aux évolutions technologiques et professionnelles.

L’université s’efforce également de renforcer ses partenariats académiques, d’élargir les opportunités de mobilité pour les étudiants et les enseignants, et d’accorder une attention particulière à la coopération africaine.

Concernant les défis liés à l’étendue géographique de l’université sur huit provinces, le président a expliqué que l’enjeu principal demeure la garantie de l’égalité des chances dans l’accès à une formation de qualité, tout en surmontant les contraintes de distance et en répondant à la demande croissante en enseignement supérieur. Pour relever ces défis, l’UCA adopte une approche combinant une vision globale et une gestion locale adaptée aux spécificités de chaque pôle, visant à transformer cette diversité territoriale en un levier d’équité et de développement.

Enfin, M. Boukadir a conclu en réitérant son engagement à poursuivre ce travail collectif pour faire de l’université un espace de création, de savoir et de service à la société, consolidant ainsi son rôle d’acteur fondamental du développement régional et national.