Dans son analyse du récent scrutin législatif, l’universitaire français souligne que ces élections témoignent de la capacité des institutions constitutionnelles marocaines à accompagner les évolutions politiques, économiques et sociales du Royaume, tout en inaugurant une phase inédite de recomposition du paysage partisan.
Jérôme Besnard, professeur de droit constitutionnel à l’Université Paris Cité, note que les électeurs marocains manifestent un intérêt croissant pour leurs relations avec le pouvoir exécutif comparativement au pouvoir législatif. Selon lui, cette tendance n’est pas propre au Maroc, mais s’observe également dans plusieurs pays européens.
L’expert s’est également penché sur les perspectives institutionnelles découlant de ces résultats. Il a mis en avant l’importance de former une coalition gouvernementale dotée de la base la plus large possible. Une telle approche permettrait de renforcer la convergence des forces politiques autour des priorités nationales, dans un contexte régional et international marqué par de nombreuses incertitudes.
Il a ajouté qu’une dynamique de cette nature contribuerait également à consolider l’image du Maroc en tant que partenaire stable pour les pays de l’Union européenne, en renforçant les bases de la coopération bilatérale et du partenariat euro-marocain.
En conclusion, M. Besnard estime que cette dynamique illustre la capacité du Royaume à concilier le pluralisme politique et la stabilité institutionnelle, tout en poursuivant la réalisation de ses objectifs de développement économique et social.

